Nom d’une pipe, d’où vient cette expression ?

Nouvelle thématique dans notre blog ; l’origine des expressions françaises si familières à notre oreille ! « Nom d’une pipe » par exemple trouve ses racines dans le monde de la comédie du XVIIIe siècle, parfois très vulgaire, qui dut détourner des jurons religieux (Nom de Dieu !) afin de ne pas s’attirer les foudres de l’église. « Nom d’une pipe », comme « nom de nom » ou « saperlipopette » en sont les exemples les plus criants !

 

Être un véritable cordon bleu

Ne tombez pas dans le piège, cette expression n’a rien à voir avec l’escalope panée. Elle provient en fait de la couleur du cordon qui fixait la Croix de Malte, médaille distinguant les catholiques du XVIe siècle. La Légion d’Honneur la remplaça plus tard, mais le fameux cordon bleu resta pour désigner les personnes qualifiées dans un domaine. Comme en cuisine par exemple.

 

Tomber dans le panneau

On s’imagine bien l’image, mais elle est loin de la réalité ! Le panneau était en fait le nom d’un filet de chasseur utilisé au XVIIe siècle. On comprend mieux l’histoire.

 

Compter pour des prunes

L’origine de cette expression remonte aux croisades. Damas en Syrie, théâtre de violents combats, était aussi réputé par ses vergers de prunes. Les croisés se prirent ici une belle raclée, et n’eurent donc comme seule récompense que celle de déguster les prunes, une bataille pour rien somme toute.

 

Trier sur le volet

Encore une fois, oubliez l’évidence ! Le volet était – au moyen-âge, un voile de toile utilisé par les agriculteurs. Il était destiné à trier méticuleusement les graines comme les pois et les fèves par exemple.

 

Aller à vau-l’eau

Il faut ici comprendre le terme vau comme val ou aval. Aller à vau-l’eau signifie donc se laisser porter par le courant, sans rien maîtriser, donc sans résultat probant. Assez proche finalement de l’expression voisine : « aller de Charybde en Scylla ». Justement…

 

Aller de Charybde en Scylla

… ou aller de pis en pis !  Charybde et Scylla sont dans la mythologie grecque deux monstres marins installés de part et d’autre d’un détroit. L’un déclenchait un tourbillon l’autre était un récif escarpé. Les marins maladroits en évitant l’un se confrontaient à l’autre. Bam !

 

Au temps pour moi

Une explication très intéressante qui nous permettra enfin de ne plus hésiter sur l’orthographe de l’expression. L’origine est militaire. Lors des défilés, les soldats qui n’étaient pas dans le tempo avouaient ainsi leur erreur : « au temps pour moi, sergent ! ».

 

Avoir le seum

Cette expression envahit notre quotidien, mais d’où vient-elle ?  Précision : avoir le seum signifie être dépité ou en colère. Exemple ; « je n’ai plus de réseau, j’ai trop le seum ! ». Seum nous vient de l’arabe – comme souvent - et signifie « venin ».

 

Toucher le Pactole

Une expression directement reliée à la légende de Crésus ! Le roi né de la mythologie découvrit de l’or à foison dans un fleuve de Turquie nommé le Pactole. On en reste comme deux ronds de flanc !

 

Agnès, archéologue textuelle