Les enseignants expatriés

Associer le goût du voyage à l’enseignement est possible grâce à l’expatriation. La France exporte son système scolaire dans plus de 130 pays du monde. Sur place, s’il est possible d’enseigner à des Français ou à des natifs du pays, cette mutation se prépare bien en amont. Explications et conseils.

S’ils le souhaitent, les enseignants français peuvent partir à l’étranger pour enseigner. Ils demandent alors un détachement à l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE). Les titulaires du Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse peuvent faire cette demande après deux ans d’exercice. Ce détachement intervient sur une période de trois ans, renouvelable éventuellement deux fois pour une période d’un an. Si un besoin d’enseignants se fait sentir en France, l’académie bénéficiaire peut demander à l’enseignant expatrié de revenir au bout de trois ans.

Les avantages des expatriés

Les enseignants expatriés perçoivent le même salaire brut qu’avant leur départ, auquel s’ajoute une indemnité mensuelle d’expatriation. Ce montant est variable selon les pays.

Avec le statut d’expatrié, d’autres avantages viennent s’ajouter comme un voyage aller-retour pour la France tous les 1, 2 ou 3 ans. Autre avantage des expatriés liés à l’Éducation Nationale : les droits pour la retraite sont maintenus, tout comme les différentes progressions d’échelon.

Les alternatives à l’expatriation : les contrats de résident ou de recruté local

Les contrats d’expatriés sont de plus en plus difficiles à obtenir. Les postes proposés sont plus rares et les directeurs, formateurs ou conseillers pédagogiques sont privilégiés.

Deux autres alternatives sont possibles pour partir enseigner à l’étranger : l’enseignant en qualité de résident ou l’enseignant de recruté local.

  • Le contrat de résident est bien développé. L’enseignant expatrié gagne le même salaire qu’en France, avec une prime d’éloignement.
  • Le contrat de droit local est moins bien payé. C’est un contrat privé, n’ouvrant pas de droits à la sécurité sociale française, ni à la retraite.

Dans les deux cas, les enseignants sont placés en France en disponibilité et retrouvent généralement un poste très facilement à leur retour.

Si ces statuts vous intéressent, vous pouvez contacter le réseau de Mission laïque française (Mlf). Un dossier doit être constitué pour toute demande. Sachez qu’il est parfois nécessaire de postuler pendant plusieurs années avant de décrocher un poste à l’étranger.

Conseils avant de partir enseigner à l’étranger

Avant de demander votre mutation, comparez les systèmes de santé, les conditions de scolarisation de vos enfants ou le coût de la vie… Avec un salaire français, il est souvent facile de vivre correctement à l’étranger. Néanmoins, votre qualité de vie peut se dégrader dans certains pays comme le Japon ou l’Australie, là où le niveau de vie est plus élevé.

Pour étudier les spécificités de chaque pays, les syndicats proposent des guides complets. Vous trouverez de nombreux conseils sur les sites des syndicats pour enseignants pour vous aider à faire le bon choix.

Enseignant : quand postuler à une demande de mutation à l’étranger ?

Les différents postes vacants sont consultables chaque année au mois de septembre sur ce lien : www.aefe.fr/personnels/recrutement-des-expatries/postes-a-pourvoir

Pour la Mission laïque française, les postes sont disponibles au mois de décembre.

Sachez qu’après une réception d’une notification de poste, vous avez bien souvent 72 h pour prendre votre décision.

Plus d’informations : www.aefe.fr, www.aflec-fr.org et www.mlfmonde.org

 

Mis en ligne le 03/12/2019